Solutions anti-crise: le libéral peut-il nous sauver?

Publié le par Cyber entrepreneur

Face à la multiplication des annonces de licenciements des sociétés plus cotées les unes que les autres, au pessimisme ambiant, à l'évaporation organisée des saines valeurs de travail, de joie et d'émulation, à la disparition des notions de service rendu et à l'évolution des cours du CAC 40 ou du Dow Jones, que nous reste-t-il?

Une bonne dose d'optimisme...à aller chercher.

Les grosses entreprises ne peuvent plus insufler l'optimisme. Elles sont malheureusement victimes de leur exposition médiatique, de leur gouvernance erratique, de la pression des cours et des erreurs de communication de leurs patrons. Elles sont la proie de leurs objectifs initiaux: la rentabilité à tout prix. Serait-ce la fin d'un cycle : celui du tout concentré et du mégagéant?

Peut-être...

Dans nos petites entreprises, gouvernées par des entrepreneurs libéraux qui n'ont ni stock option, ni golden bonus, ni dividendes, il est un fait, nous avons conservé le pragmatisme, celui qui rassure les gens qui ont la bonté de travailler à nos cotés. Nous savons qu'il faut nous battre pour inventer, innover, convaincre, produire, vendre, facturer et recouvrer. Ils le voient y participent activement et cela génère une constante : sauf exception, nous avons peu à nous battre pour convaincre nos salariés de bosser et d'espérer, car ils savent plus que tous le prix que nous payons pour tenter de maintenir l'emploi. Ils savent également que nous ne sommes pas là pour marger sur leur dos et que nous leur ferons profiter des fruits de notre développement et de notre rendement. Dans les TPE et le PME, l'échelle des valeurs est ressérée  et la communication se fait d'elle même, laissant peu de place à la rumeur tant nous sommes tous près des réalités.

Si j'en crois les personnes qui m'entourent, elles sont heureuses de venir travailler. Certes, leur rythme est soutenu, mais elles savent que notre petite structure est là pour les protéger, car le patron se protège lui même par le maintien de son seul moyen de subsistance : l'Entreprise ou la valeur dégagée par ces femmes et ces hommes qui embrassent la même cause. Dans nos structures libérales, point de politique, point de grandes manoeuvres, pas de place aux stratégies opaques et occultes, aux discours faux et complexes, que pas un salarié sur deux ne peut capter. L'optimisme y est de rigueur car le pessimisme et les manoeuvres riment avec dépôt de bilan.

Small is beautifull...

Vous êtes tentés par l'entrepreneuriat libéral?

Cyber entrepreneur

Publié dans Mon entreprise

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Cyber entrepreneur 03/04/2009 14:27

Cher Vladimir,
je vous remercie pour votre visite et votre commentaire. Pour aller directement à votre question, des blocages, je n'en perçois aucun à part le taux de l'IS...et l'absence de déductibilité de la couverture du BFR...
Dailleurs, la PMe que je gère est en expansion et pourvu que ça dure!!!
Mais une chose est certaine pour la bien connaître : je n'irai pas vers la grande entreprise et arrêterai l'expansion avant. Comment? En choisissant mes clients!!! Mais pour cela, il ne faut pas être obsédé par le profit et j'ai cette chance.
A bientôt.
Cyber entrepreneuse

Vladimir Vodarevski 01/04/2009 20:32

Bonjour, je découvre votre blog et je trouve que vous avez un enthousiasme rafraîchissant. Je ne pense pas que nous soyons à la fin d'un cycle, la fin des grandes entreprises. Regardez aux USA, les succès d'Apple, de Cisco, de jeunes entreprises, entrepreneuriales dirais-je, qui sont des géants. Je suis d'accord avec ceux qui disent que la France ne sait pas favoriser le développement rapide de nouveaux groupes, car elle se focalise sur la protection des groupes existants. Je ne veux surtout pas dénigrer les petites entreprises, car j'admire le travail de ces entrepreneurs. Je veux juste dire que, à mon humble avis, l'économie française a aussi besoin du développement de nouveaux grands groupes. Il faut, je crois, une économie diversifiées, en donnant la possibilité à tous les projets, de toutes tailles, de se développer. Pas seulement les TPE et petites PME. Et permettre à ces PME de grossir, aussi. Je suis sûr que vous avez des projets de développement. Et, en temps qu'économiste "amateur", je serais curieux de connaître ce que vous percevez comme des blocages dans le pays, à votre niveau.
Bonne continuation